Test Nokia E7

Test Nokia E7

Nouveau vaisseau amiral de Nokia, le Nokia E7 a la difficile tâche d’affronter une concurrence acharnée sur un marché du smartphone en pleine ébullition. Heureusement, fidèle à son habitude, le géant d’Helsinki n’a pas mégotté sur les caractéristiques techniques qui s’avèrent de premier choix. Grand écran tactile de 4 pouces, appareil photo 8 mégapixels, GPS, WiFi N, HSDPA et HSUPA, Bluetooth 3.0, la liste est longue.

Au premier coup d’œil le Nokia E7 ressemble à s’y méprendre au Nokia N8. Même coque en métal, mêmes extrémités légèrement biseautées, il y a clairement un air de famille. Seule l’excroissance au dos du Nokia N8 manque à l’appel et on ne s’en plaindra franchement pas. Pourtant une fois pris en main, le Nokia E7 marque ses différences. Plus long et plus épais que son petit frère, il est également plus lourd (176 g contre 135 g). La faute notamment à son grand écran de 4 pouces et son clavier coulissant. Reste que Nokia a fait un excellent travail avec une finition vraiment soignée.

Au-dessus de l’écran prennent place un premier capteur destiné aux appels en visiophonie ainsi que le capteur de proximité. Aucune bouton ou presque ne viennent troubler la face avant à l’exception du bouton de menu sous l’écran. Ceux qui aiment disposer d’une touche physique pour raccrocher ou prendre un appel en seront pour leurs frais. La connectique est regroupée sur la tranche supérieure du Nokia E7 et regroupe l’incontournable prise casque, une sortie HDMI (720p) protégée par un petit cache, et un port micro USB. Ce dernier permet également de recharger le smartphone.

La tranche gauche accueille un bouton de verrouillage de l’écran.

A l’opposé Nokia a préféré remplacer le traditionnel bouton de réglage du volume par un bouton coulissant qui n’est pas forcément pratique, notamment durant les conversations téléphoniques. Juste au-dessus prend place le logement de la carte SIM qui est aisément accessible. On avait plus l’habitude de le trouver sous la batterie mais cette dernière n’est plus amovible. Nokia s’inspire donc d’Apple sur ce point avec toutes les restrictions que cela implique. Lors d’un usage courant, le Nokia E7 offre une autonomie de deux jours environ. Enfin, un déclencheur est également prévu pour l’appareil photo ce qui est toujours bien pratique.

Au dos du Nokia E7 se trouve le haut-parleur sans oublier un deuxième micro qui est utilisé pour l’enregistrement du son en stéréo mais aussi pour le réducteur de bruit ambiant lors des conversations téléphoniques. Le Nokia E7 est dépourvu de l’excroissance qui cassait un peu la ligne du Nokia N8. En effet, comme on l’a vu plus haut, le constructeur a troqué le capteur numérique de 12 mégapixels pour un modèle plus modeste de 8 mégapixels. Le flash xénon disparait également au profit d’un modèle double LED bien plus classique. L’interface de l’appareil photo n’a pas changé et il est regrettable de devoir naviguer dans un sous menu pour accéder à certains réglages essentiels. A propos de réglages, le Nokia E7 vous laissera contrôler la balance des blancs, le niveau d’exposition ou encore l’ISO par exemple. Les clichés sont corrects quand on bénéficie de bonnes conditions d’éclairage. Toutefois on s’attendait tout de même à mieux avec un capteur de 8 mégapixels. En y regardant de plus près certains détails manquent de précision et du bruit est visible. L’autofocus a disparu et cela se ressent malheureusement. Il est parfois difficile de faire le point, en particulier sur les sujets situés un peu trop près.

Un bel écran
L’écran tactile du Nokia E7 affiche une résolution de 360 x 640 pixels avec une restitution de 16 millions de couleurs. Il bénéficie en outre de la technologie Nokia ClearBlack Display pour des noirs plus profonds. Et dans la pratique ça donne quoi me direz-vous ? Il faut avouer que l’écran du Nokia E7 est effectivement très réussi. Le contraste est élevé et les photos en profitent pleinement. Les couleurs sont très bien rendues et les noirs ne tirent pas vers le gris. Malgré quelques reflets, la lecture reste agréable en toutes circonstances et même en plein soleil ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas sur les modèles concurrents. Du côté des fonctions tactiles, Nokia fait également un sans-faute. La sensibilité de l’écran est excellente et on apprécie toujours autant le petit retour de force qui valide une action. On ne reviendra pas sur le système d’exploitation Symbian dont on vous parlait déjà ici et qui n’a pas encore été mis à jour pour le moment. Pour ma part je le trouve encore trop fouillis et loin des canons actuels. A noter également que notre exemplaire de test avait la fâcheuse tendance de couper les communications. Dans tous les cas, on attend avec impatience la mise à jour vers Symbian Anna qui équipera d’ores et déjà le Nokia X7.

Clavier intégral
Aussi fin soit-il, le Nokia E7 intègre un clavier azerty complet des plus pratiques. Si vous n’êtes pas fan de la rédaction d’emails sur l’écran tactile, vous serez comblés. En revanche l’ouverture du clavier nous a déplu et il faudra prendre le pli après plusieurs essais pour s’habituer ne serait-ce qu’au côté qu’il faut pousser. En revanche, une fois ouvert, le clavier se dévoile avec des touches rétro éclairées, suffisamment espacées et légèrement bombées. La course est un peu courte mais globalement la saisie est agréable.

En conclusion, le Nokia E7 est un téléphone performant mais, au risque de se répéter, handicapé par un système d’exploitation dont le futur reste incertain. Qu’adviendra-t-il le jour où les terminaux Windows Phone 7 de la marque arriveront sur le marché. Pourra-t-on encore compter sur des mises à jour salvatrices ? Pour le moment le Nokia E7 est parfaitement adapté pour tous cexu qui passent leur journée à envoyer des emails et qui veulent disposer d’un vrai clavier confortable et d’un grand écran. Le tout dans un smartphone qui reste suffisamment fin et bien fini. L’appareil photo ne fait pas de miracle mais cela suffit pour un modèle d’appoint. Cerise sur le gateau, le Nokia E7 est abordable et on le trouve sur la boutique Bouygues Telecom au prix de 199,90€ avec un forfait Neo.4 3h.