L’iphone 3G appartient à ceux qui se lèvent tôt

L’iphone 3G appartient à ceux qui se lèvent tôt

Il fallait être matinal (ou insomniaque 🙂 ) pour avoir la chance de goûter à l’iPhone 3G / iPhone 2 dès le jour de son lancement en France le jeudi 17 juillet. En effet, l’annonce d’Apple affirmant avoir vendu un million d’unités de son nouveau produit star en un seul week-end a produit son petit effet : des rumeurs de rupture rapide des stocks ont alimenté le buzz ces derniers jours sur Internet.

Jour J : pour être certain d’être « servi », j’ai programmé un réveil exceptionnel à 5h30 du matin pour rejoindre l’agence Orange de la place de la Madeleine. J’arrive plus d’une heure avant l’ouverture et près de trente personnes sont déjà sur le pied de guerre. Je prends rapidement ma place dans la file d’attente.
Au moment de l’ouverture des grilles du magasin, ce sont déjà plus de cent personnes qui patientent dans l’attente du précieux sésame.

En ce qui me concerne, l’attente aura duré au total 2h25. Alors que tous les points de vente ouvraient exceptionnellement à 8h. du matin pour l’occasion, certaines enseignes n’étaient, faute de stock, déjà plus en mesure de répondre favorablement aux attentes des clients une heure plus tard. Dès le début de l’après-midi, le site web de l’opérateur annonçait à son tour être en rupture d’iPhones 16 Go.

Alors pourquoi cet engouement ?

Côté ergonomie, l’iPhone 3G ressemble à s’y méprendre à son petit frère. Seule la façade arrière de l’appareil permet de les distinguer puisque le verso en aluminium de l’iPhone V1 a disparu. La version 3G hérite d’une coque arrière en plastique laqué (au choix noir ou blanc). Cette transformation est à mon sens plutôt réussie d’un point de vue esthétique mais renforce la sensation que le mobile est fragile, voire cheap.

La première nouveauté importante tient dans la compatibilité du mobile avec les réseaux de téléphonie mobile de 3ème génération. Comme son nom l’indique, l’iPhone peut se connecter indiféremment aux réseaux UMTS (3G) et HSDPA (3+). Si cela augmente de manière significative le temps de chargement des pages web, la 3G a également un impact sur les performances de la batterie. Conscient de cette contrainte, Apple a intégré un menu permettant de désactiver l’UMTS / HSDPA pour « basculer » en Edge et optimiser l’autonomie.

J’ai procédé à un test en lançant le chargement de la page d’accueil de giiks simultanément sur l’iPhone V1 (Edge) et l’iPhone 3G (HSDPA). Le verdict est sans appel : la barre de download sur Safari a disparu après 2 mn. et 12 s. pour le premier contre 33 s. pour le second soit un débit multiplié par quatre 🙂 !

Autre grande nouveauté de l’iPhone 3G : la présence d’une antenne GPS intégrée. Le kit de développement (SDK) de l’iPhone interdisant pour le moment de développer des solutions de guidage, le GPS est utilisable uniquement avec Google Maps. Il s’agit donc d’un logiciel de navigation off board ; c’est-à-dire que les cartes ne sont pas stockées dans la mémoire du terminal mais hébergées sur un serveur et téléchargées au fur et à mesure que l’utilisateur se déplace.

Rapide balade à pied dans Paris pour me faire une idée de la sensibilité du GPS embarqué. Première bonne surprise : le délai nécessaire au fix n’a jamais dépassé trente secondes ; à la condition que le mobile soit bien connecté au réseau de l’opérateur et puisse ainsi profiter du A-GPS (GPS assisté).

Je commence à me déplacer. Tous les dix mètres (le niveau de précision est du même ordre sur tous les navigateurs GPS), un point bleu symbolisant ma position géographique se déplace sur la carte « Google Maps ». Je suis très agréablement surpris par l’exactitude de la localisation mais le mobile continue de chauffer anormalement et la jauge de la batterie amorce déjà sa descente.

Un petit bémol à mon bel enthousiasme : la précision des dix mètres a un impact sur la vue satellite de « Google Maps » puisque le GPS me positionne sur le toit des immeubles et non dans la rue. :-/ Quoi qu’il en soit, le GPS embarqué sur l’iPhone 3G est un très bon point. J’attends avec impatience maintenant l’ouverture du SDK aux solutions de guidage de TomTom, Navigon, Jentro…

Plus surprenant, la présente d’une prise jack 3,5 mm qui permet de brancher une grande majorité des casques audio du marché. Lorsqu’on connaît la fâcheuse tendance qu’a Apple à tout verrouiller et imposer ses standards, on ne peut que se réjouir.

Le vrai point faible vient donc (comme on pouvait s’y attendre) de la batterie. Après avoir marché dix minutes en mode navigation (GPS + 3G activée), la jauge n’affichait déjà plus que 80% de batterie disponible. Prévoyez peut-être l’acquisition d’un câble allume cigare avant votre départ en vacances ! 😉

Autre motif d’insatisfaction : le Bluetooth qui ne permet toujours pas de jumeler autre chose qu’une oreillette. L’iPhone 3G (c’était déjà le cas avec la V1) ne prend pas en charge les profils OBEX et A2DP. Impossible donc de transférer un fichier vers un autre dispositif Bluetooth ou d’appairer un casque stéréo sans fil. 🙁

Enfin, j’ai constaté des pertes de réseau au cours des 24 dernières heures alors que je me trouvais pourtant bien en zone de couverture. Le mobile affiche « Réseau indisponible » pendant quinze minutes. Eteindre et rallumer le terminal n’y change rien : il faut patienter. A ce stade, je ne sais pas dire si le problème est imputable à l’iPhone ou à Orange…

Points forts :

– Compatibilité 3G / 3G+
– GPS et A-GPS
– Prise Jack 3,5 mm
– Prix en baisse

Points faibles :

– Autonomie de la batterie
– Appareil photo 2 mégapixels seulement
– Bluetooth toujours bridé

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