iPhone : « Android m’a (bientôt) tuer »

iPhone : « Android m’a (bientôt) tuer »

Depuis juin 2006, à l’époque nous avions été les premiers à publier des photos « at wild » du mobile d’Apple alors qu’il n’était pas encore commercialisé, j’ai toujours été fanatique d’iPhone : fluidité de l’interface, des applis à gogo dans l’App Store, un écran large pour surfer sur le « vrai » Internet, synchronisation facilité grâce à iTunes, évolutivité du système grâce aux mises à jour régulières…

Il faut l’avouer, iPhone a bouleversé le monde de la téléphonie mobile. Notamment, il a converti le grand public à la data : avant le terminal d’Apple, recevoir ses mails et surfer sur le net était mission quasi-impossible, sauf à avoir une patience hors du commun.

Pourtant, depuis quelques semaines, mes proches se posent des questions sur ma santé mentale : je n’utilise plus que des mobiles (Samsung, HTC, et d’autres marques plus exotiques) qui tournent avec le système Android, développé par Google. Oublié mon iPhone 3G qui reste au fond d’un tiroir.

Pourquoi ? Voici les principales raisons (selon moi et l’expérience que j’ai d’Android). Fans du système de Google, n’hésitez pas à vous exprimer dans les commentaires !

– Avant tout, Android est synonyme de choix. En effet, lorsque vous voulez utiliser le système iPhone, vous avez le choix pour le terminal entre un iPhone et… un iPhone. Avec Android, choisissez votre mobile et votre marque préférée ! Samsung, HTC, LG, Huawei (chez T-Mobile), INQ, Motorola (chez Orange UK)… de plus en plus de fabricants proposent des mobiles tournant avec l’OS de Google et la liste ne cesse de s’allonger. Et cette stratégie d’ouverture se révèle payante : selon l’agence Gartner, à la fin de l’année 2012, les terminaux sous Android représenteront 14,5 % du marché, laissant à iPhone la troisième place avec moins de 14 % du marché (Symbian gardant sa première place). J’ajoute que depuis quelques mois, l’OS Android est vraiment stable et finalisé, totalement adapté à une diffusion à grande échelle. Il est également évolutif : une nouvelle version 1.6 (aussi appelé Donut) va prochainement prendre la place de l’actuelle version 1.5 (baptisée Cupcake). Et d’ici la fin de l’année, Eclair (Android en version 2) pointera le bout de son nez, apportant son lot d’améliorations. Enfin, en règle générale, les terminaux Android sont abordables : on peut par exemple trouver le Samsung Galaxy à 59€ ou le HTC Hero à 39€ avec souscription d’un abonnement.

– Au premier allumage d’un mobile Android, vous entrez une fois pour toutes votre identifiant et votre mot de passe Google. On se dit que ces infos ne serviront que pour le client mail. Erreur ! Elles servent également pour Latitude ou pour Listen (de Google Labs) par exemple. Bref, un gain de temps appréciable pour toutes les appli liées à Google.

Les applications. Je m’attarde un peu sur ce point. Possesseurs d’iPhone, vous adorez blinder votre mobile d’applications souvent gratuites. Je dis « vous » mais c’était aussi mon cas. On se retrouve avec un board de quatre, cinq, voire six pages ! Génial ! On charge une appli, on l’utilise une fois, on la montre à ses collègues (« Regarde, elle est géniale cette appli ! »). Et… voilà voilà… 15 applis par écran de board (X6 !) pour au final n’en utiliser quotidiennement (et encore…) combien ? Cinq ? Six ? « Ha oui, mais sur l’App Store, il y a plus de 100 000 applis disponibles alors que l’Android Market n’en propose que 10 000 ! » Super, mais si c’est juste pour les télécharger et regarder les icônes sur le board…
Bref, ce que je veux dire, c’est que quel que soit le système d’exploitation qu’embarque un mobile et le choix d’applis proposés dans les stores, l’utilisateur lambda, voire geek, n’utilise réellement qu’une petite partie des applis qu’il a chargées : un client SMS plus riche que celui proposé par défaut, un client Twitter, un client Exchange pour les accros du boulot en mobilité, une appli météo, Shazam, une appli multi-messagerie instantanée, Deezer, une appli qui trace les déplacements, deux applis opérateur (Suivi conso et TV), quelques jeux et les indispensables applis « Jean-Marc Morandini » pour l’actu média (et pour médire sur JMM en toute connaissance de cause) et « Public » pour l’actu people (et parce qu’il faut reconnaître que l’appli est super bien foutue 🙂 ).
S’il est vrai qu’il y a quelques mois, l’Android Market manquait d’applications jugées importantes, on trouve maintenant tout ce qu’il faut à un geek pour assouvir sa passion de data. Toutes les applis citées plus haut sont disponibles dans l’Android Market. On y trouve même de petites perles à un prix imbattable. Exemple ? Un GPS (Copilot Live 8) avec la carte France et toutes les fonctions essentielles qui font un vrai GPS, y compris les alertes radars mises à jour régulièrement au prix imbattable (licence à vie) de… 23 euros ! La version Europe coute 58 euros.
Mieux ! Sur l’Android Market, les applis payantes incluent toutes un « Satisfait ou non débité ». Après l’achat, l’utilisateur a 24 heures pour tester l’appli. S’il n’en est pas satisfait, il la désinstalle et n’est pas débité ! Bonne idée 🙂 Avec Franck, on prépare un best of des applis utiles de l’Android Market. On compte sur vos commentaires pour le compléter.

Et puis finalement, si vous aimer collectionner plusieurs centaines d’applis pour remplir votre écran d’icones, rien ne vous empêche de le faire aussi sur Android 🙂

– Le point fort de l’OS Android est sans doute le multi-tâches et la facilité de basculement entre les applis qui tournent en tâche de fond. La gestion de la mémoire est automatiquement optimisée par le système et même lorsque trois ou quatre applis tournent en même temps, il est très rare d’observer des ralentissements.

– Pas besoin d’un logiciel propriétaire pour transférer sa musique. Même s’il faut bien avouer qu’il est super simple de transférer sa musique sur son iPhone avec iTunes, reconnaissons qu’il faut… iTunes. Avec Android, la carte microSD est reconnue comme un disque externe. Du coup, un simple copier/coller suffit pour transférer ses MP3 ou, inversement, pour récupérer les photos prises avec le mobile. Qui dit plus simple ? 🙂

– Le point faible d’Android (il faut bien lui en trouver pour être objectif) : la gestion du Bluetooth. A part l’utilisation du profil kit oreillette, point de salut. Sur ce point, iPhone fait mieux en embarquant le profil AD2P / casque Bluetooth stéréo (et donc utilisation du Bluetooth main libre avec les autoradios compatibles). En revanche, les deux systèmes sont à égalité sur l’envoi de fichiers (photos par exemple) via Bluetooth : à ma connaissance, c’est impossible sauf avec des applis pas très stables et payantes (si je me trompe, donnez l’info dans les commentaires !).

Bon, je vais m’arrêter là. J’espère que vous aurez compris que mon point de vue n’est pas de dénigrer iPhone (si ça n’est pas le cas, relisez les deux premiers paragraphes). Le terminal d’Apple a de nombreux atouts, c’est indéniable. Toutefois, il ne faut pas sous-estimer les avantages d’Android, nouveau venu et très prometteur système d’exploitation de nos téléphones mobiles toujours plus performants et polyvalents.