Beta Diablo 3 : l’attente va être longue

Beta Diablo 3 : l’attente va être longue

Diablo et surtout Diablo 2 étaient des jeux qui avaient marqué leur époque. A tel point que 11 ans après, la communauté des joueurs de Diablo 2 est encore importante, bichonnée par Blizzard qui continue de sortir régulièrement de nouveaux patchs ajoutant des fonctionnalités ou proposant un nouvel équilibre du jeu.

Le succès du jeu repose sur un univers médiéval fantastique extrêmement travaillé, une grande simplicité (je clique, mon perso va taper et tuer le monstre) et pourtant une certaine complexité à haut niveau pour choisir les bons skills, les bonnes armes et les bonnes combinaisons de runes. Grâce à différents niveaux de difficulté et à un moteur de génération de niveaux aléatoires couplé à un certain nombre de scènes scriptées, on pouvait refaire le jeu sans s’ennuyer.

Les aficionados ne seront pas déçus, on retrouve tous ces ingrédients dans la nouvelle version du jeu. Au lancement on n’est pas dépaysé, on commence par sélectionner un personnage dans la liste parmi les 10 possibles (5 classes qui peuvent être mâles ou femelles, voir plus bas) et c’est parti, nous voilà à New Tristam qui, pour changer, est en proie à une horde de morts-vivants. On a toujours un sort associé à chaque bouton de la souris et les premiers monstres sont rapidement expédiés. On continue de jouer et on est heureux, on retrouve vraiment les sensations que l’on avaient en jouant à Diablo 2.

En bonus on a même un jeu plus beau, qui bouge dans tous les sens. Par exemple, quand on se bat dans un cimetière à chaque coup – en plus des corps et des ennemis – les tombes volent en éclat. Le jeu est aussi beaucoup plus rapide, ça bouge dans tous les sens, des monstres débarquent par les fenêtres, sortent de terre, tombent des arbres. On enchaîne les packs sans temps mort et en cas d’inventaire plein, on peut sans revenir en ville vendre ou transformer en composant de crafting ses objets. On n’a d’ailleurs plus à ramasser l’or et les globes de vie soit même, il suffit de passer dessus. Pour les flemmards on peut même invoquer un petit animal (rat, chauve-souris, araignée…) qui va aller ramasser les tas d’or sans qu’on ait à se déplacer.

Une des grandes difficultés de Diablo 2 était de faire les bons choix dans l’arbre de compétence. Ici le problème est réglé car on peut rechoisir ses compétences à tout instant. La seule limite est qu’au début on ne peut en choisir que deux et il faut leveler pour libérer de nouveaux slots et débloquer de nouvelles compétences. On peut regretter un système un peu trop simpliste, mais à plus haut niveau (la beta est bloquée au niveau 13 pour le moment) des runes permettront de customiser ses compétences.

Parmi les autres bonnes idées, on notera la possibilité de refaire les quêtes une fois fini l’acte. Trouver d’autres joueurs est aussi très facile, on sélectionne la quête que l’on a envie de faire et quelques secondes plus tard, on est avec 3 autres joueurs.

Seul point négatif, et non des moindres, le jeu est uniquement en ligne. Cela signifie que vous ne pouvez pas jouer dans le train, qu’en cas de coupure vous êtes déconnectés et devez tout recommencer depuis le dernier checkpoint ce qui peut être très frustrant. Surtout quand la carte est remise à zéro à chaque fois. Blizzard prétend que c’est pour proposer une expérience de jeu enrichie, derrière on sent que c’est quand même un peu pour lutter contre le piratage, et finalement, franchement on se demande quel est l’intérêt…

Enfin bon, ce n’est pas pour ça qu’on en redemande pas. Quand on se dit qu’il va falloir attendre 2012, on se dit que les prochains mois vont être longs 🙂

Allez hop, en bonus une petite présentation des différentes classes jouables :
Le barbare :

C’est le personage qui a le style de jeu le plus classique, assez proche du guerrier de World of Warcraft, certains coups génèrent de la rage (et remplacent avantageusement l’attaque de base), tandis que d’autres, plus dévastateurs, en consomment. En cas de break entre deux groupes d’ennemis la rage diminue peu à peu.

Le chasseur de démon :

Le mix entre l’amazone et l’assassin, ici on se bat à distance avec une ou deux arbalètes, et on se paye même le luxe d’avoir deux jauges d’énergie différentes, la première, correspond aux sorts offensifs et l’autre aux sort défensifs (dont les pièges).

Le féticheur :

Dans la lignée du nécromancien ou du druide, le féticheur est en général accompagné de ses gardes du corps, des chiens zombie par exemple. Ses sorts tournent autour du poison et des invocations. En particulier l’un des sorts les plus marrants invoque 3 grenouilles qui sautillent dans tous les sens et explosent au contact d’un adversaire.

Le moine :

Comme le barbare le moine est doté d’une jauge de magie qui ne se recharge pas toute seule. Certains de ses coups permettent de la remplir et d’autres la consomment. Par contre elle ne se décharge pas toute seule. Le moine est aussi le seul à avoir des sorts de soin.

Le sorcier :

Là encore c’est du classique, on se retrouve avec un gros bourrin qui balance des éclairs en chaîne ou des novas de glace dans tous les sens. Il va sans dire que c’est l’expert en élimination de gros groupes d’ennemis.