Les netbooks n’ont plus la côte. Ce qui n’empêche pas Sony de proposer un dernier modèle équipé de la nouvelle plateforme Fusion d’AMD. La promesse est séduisante à savoir offrir un ordinateur performant qui brouille définitivement la limite entre le netbook et l’ultra portable.

Sony reprend le châssis propre aux autres Vaio et on ne va pas s’en plaindre. On retrouve ce même souci dans la finition même si les plastiques sont un peu plus cheap que le magnésium qui équipe certains modèles haut de gamme de la marque. Peu encombrant, le Sony VPCYB1S1E est également léger avec seulement 1,5 kg sur la balance. Si vous êtes un geek nomade, vous pourrez le glisser discrètement dans votre sac et l’oublier sans subir une séance de musculation à chaque déplacement.

Faisons donc un tour de ce netbook musclé. Vu les dimensions du VPCYB1S1E on ne s’étonnera pas de ne trouver aucun lecteur optique. En contrepartie, trois ports USB sont intégrés tout comme des sorties HDMI et VGA. Bon pour l’USB 3.0 il faudra repasser. N’oublions pas non plus les prises micro casque et le port Ethernet. Et comme pour tout Vaio qui se respecte, la tranche avant accueille le lecteur de cartes SD ainsi qu’un interrupteur pour éteindre ou allumer le WiFi. La webcam est quelconque avec une résolution de 0,3 mégapixels pour une vidéo de 640x480 au maximum. En revanche Sony propose une connexion Bluetooth qui fait encore trop souvent défaut chez les concurrents quel que soit la gamme de prix. Autant dire que c’est très complet pour un netbook surtout au regard de ses dimensions. Certains ultra portables peuvent en prendre de la graine.

Qui dit petit ordinateur dit petit clavier. Pour autant celui du Sony VPCYB1S1E est confortable. Les touches sont surélevées et suffisamment espacées pour qu’on ne soit pas gêné pendant la saisie. Il n’en va pas de même pour le touchpad qui est un peu étroit notamment en hauteur. Bon ce n’est pas non plus surprenant pour un netbook de 11 pouces. A noter également l’intégration d’une touche de raccourci au dessus du clavier. Pas indispensable, elle renvoie vers l’outil Vaio Care pour un diagnostic de l’ordinateur.

L’écran de 11,6 pouces affiche une définition de 1366 x 768 pixels. Comme la plupart des ordinateurs qui sont vendus aujourd’hui, la dalle est brillante ce qui ne fera pas nos affaires pour une utilisation au soleil. Déjà qu’il faut lutter contre les reflets en intérieur, l’écran est pratiquement inutilisable en extérieur. Il faudra booster la luminosité au maximum ce qui ne sera pas sans conséquence sur l’autonomie de la batterie. Les angles de vision sont suffisamment larges horizontalement mais déjà moins verticalement. Il faut donc incliner l’écran de sorte à ce que l’image ne soit pas trop sombre. Pour le reste les couleurs sont agréables et le rendu plutôt flatteur.

On l’a dit, le Sony VPCYB1S1E embarque la plateforme Fusion A50M d’AMD qui intègre processeur central et GPU (carte graphique) sur la même puce. AMD met en avant une faible consommation d’énergie avec à la clef une autonomie renforcée, le tout sans nuire aux performances de l’ordinateur. Intel et son Atom vieillissant n’ont qu’à bien se tenir ? C’est ce que nous allons voir.
Le processeur est cadencé à 1,6 GHz, il ne faut donc pas s’imaginer faire la même chose avec le Sony VPCYB1S1E qu’avec un notebook Core i7 par exemple. Pour autant, cela suffit amplement pour un usage courant et même un peu plus comme nous allons le voir. Au regard du prix (500 euros pour un netbook, ça commence à chiffrer sérieusement), on est quand finalement déçu par la dotation en mémoire et par le disque dur. Ce dernier se contente d’un espace de stockage de 320 Go seulement. De la même façon, avec 2 Go de mémoire vive seulement, Windows 7 risque bien vite de se sentir à l’étroit d’autant que la partie graphique vient également se servir. Au final, pensez à fermer les programmes que vous n’utilisez pas.

Bon sachant que ce netbook n’a pas pour vocation de traiter vos fichiers RAW sous Photoshop, nous l’avons passé à la moulinette de Geekbench avant de passer aux tests pratique. En attendant d’autres résultats qui nous permettent de comparer le Sony VPCYB1S1E avec ses concurrents, voici les valeurs brutes.

Dans la pratique, nous avons lancé la lecture d’une vidéo encodée avec le codec H.264 tout en laissant le navigateur ouvert avec plusieurs onglets activés. Le processeur affichait alors 30 à 40% d’occupation mais le ventilateur n’est pas discret. Vous me direz, vu la qualité des haut-parleurs, on préférera une écoute au casque. Nous avons également été en mesure de lire une vidéo HD encapsulée dans un fichier MKV. Sur ce point, le Sony VPCYB1S1E tient ses promesses.
Sony annonce six heures d’autonomie ce qui est plutôt optimiste. Tablez plutôt sur 4,5 heures lors de la lecture en continue d’un film Divx avec le WiFi activé. Et la luminosité de l’écran à 50%.
Alors faut-il craquer pour ce Sony VPCYB1S1E ? Certes l’équipement est plutôt complet et on peut aussi bien travailler que regarder un film sur ce petit ordinateur sexy d’un constructeur qui a fait ses preuves. Mais à vrai dire, d’autres netbooks proposent la même chose pour pratiquement deux fois moins cher et c’est un argument de poids au moment de dégainer la carte bleue.







