On voit fleurir ces temps derniers plusieurs annonces issues du monde de l'industrie musicale. Telle maison de disque supprime les DRM, telle autre "major" propose une offre d'accès illimité à son catalogue. C'est plutôt sympa pour les possesseurs d'iPods, de lecteurs MP3, ou encore de musicphones.
Plutôt cool... ou pas ? A lire les commentaires publiés à la suite de différents articles, j'ai l'impression que ces mesures ne satisfont guère la majorité des internautes. Je lis ici et là des propos du type : "bouh, les DRM çay le mal", "tant qu'il y aura des protections, ce sera sans moi", "pourquoi pas une offre gratuite", ou encore (et surtout) "moi, si je peux pas télécharger, j'en veux pas".
Et, à dire vrai, je ne comprends que partiellement ces avis. Je ne vais pas développer un propos sur l'impact ou non du P2P sur l'industrie musicale, ou encore sur la qualité actuelle de la production (plusieurs blogs et forums sont remplis de conversations à ce sujet). Non, là je m'interroge simplement sur l'importance ou non d'être propriétaire de sa musique.
Personnellement, la situation de "locataire" ne me dérange pas. J'utilise Free Home Vidéo par exemple. Ce service me coûte environ 10 euros par mois, et fonctionne à la manière d'un vidéo club. J'écoute de plus en plus de musique, et je me demande si je ne vais pas m'offrir un abonnement à un des services de musique illimitée. A vrai dire, peu m'importe de posséder les morceaux, du moment que pendant la durée de mon abonnement, je puis en disposer (plus ou moins) à ma guise : écoute sur un ou plusieurs ordis, sur un ou plusieurs lecteurs MP3.
C'était la petite réflexion du week-end (peut-être pas très clair...). Et vous, vous en pensez quoi ? Plutôt disposés à être "locataires" ? Ou vous préférez être "propriétaires" de la musique que vous écoutez ?







Je pense surtout que ton avis exprime tes besoins en matière de musique, différents des miens. Maintenant, un service en illimité, cela ne ‘mintéresse pas. Sauf pour découvrir de nouveaux artistes, p/e.
Je suis du meme avis, cela exprime les besoins en musique de chacun. Moi non plus un service en illimité ne m’interesse pas, deja car c’est à un catalogue, donc forcement limité (je dirais meme tres limité pour mon cas, j’ecoute beaucoup de styles differents, de "petits" groupes, de "petits" labels,…), et puis les DRM posent un probleme de compatibilité à du materiel specifique, un systeme d’exploitation specifique,….
Et je ne suis pas adepte du principe de musique illimité, je suis plutôt "j’aime ce groupe j’achete ses albums, je vais aux concerts,…"meme si leur musique est libre, j’aime ce qu’ils font et je leur donne de l’argent.
Peu importe la formule utilisée. Je pense qu’à partir du moment où on nous vend la musique, nous devrions avoir le droit d’en faire ce que nous voulons. J’écoute énormément de musique grâce à Deezer et Jiwa (par exemple), mais j’accepte dans ce cas de ne faire que l’écouter en ligne. Si je la paie, je veux posséder le fichier et pouvoir en faire ce que bon me semble.
les catalogues ne sont pas pour moi. Je préfère de loin avoir le cd car j’ apprécie beaucoup les packages que l’ on peut y trouver. Vu que j’ écoute du métal (sauf black/death/fusion,neo), j’ aime avoir un bon bitrates/sec et autre chose que du mp3. Pour le moment ce n’ est pas trop le cas
Je préfère ripper les cd que j’ achète et les transférer sur mon baladeur Atrac.
La limite du tolérable est plus que dépassé, le jeu est fini ! Game Over! Enfin, il a pris une nouvelle tournure, et les règles ne sont pas très belles.
Quel acharnement pour récupérer la bande passante du P2P!
Que de complications inutiles pour justifier l’injustifiable : Les libertés individuelles sont bafouées par les soi-disant défenseurs de nos démocraties !
Merci au réseau de montrer le vrai visage de nos sociétés !
Accumulation d’erreurs de la part des antagonistes (États, Majors et consorts, privé et public), nous démontrent notre incompétence et notre inadaptation pour une technologie qui change la face de ce monde.
Le P2P est incontournable. C’est un fait avéré, et maintenant beaucoup trop long à expliquer. Dadvsi est une aberration, et sa datte marquera un tournant dans l’histoire du réseau et de nos sociétés dites civilisées. Olliviennes en n’est qu’une reconnaissance d’échecs et sera encore plus dévastatrice, inutile, stupide. Perte de temps supplémentaire, car toute récupération de ce protocole est impossible.
La musique n’est qu’une toute petite partie de l’iceberg qui fond comme neige au soleil. Bon nombre d’intermédiaires vont déguster. Les Majors en font partie.
Les licences légales, globales (privés, publics) n’ont aucune chance devant un phénomène de société. Les humains communiquent pour évoluer, le réseau sublime la communication. La musique n’est qu’une toute petite partie du langage humain, mais hélas incompris et détournée malhonnêtement par un système qui se croît tout puissant et qui oubli les bases fondamentales de la condition humaine.
Alors, arrêtons de tourner au tour du pot. La musique n’est même plus un service, elle devient un support qui rassemble ou qui se dilue. À vous, à nous de choisir. Elle n’a pas de prix et n’appartient à personne, donc à tout le monde.
L’Open Source est déjà incontournable, la C.C devient la seule licence pour bon nombre de domaines liés à l’ère numérique. Toutes autres pratiques sont vouées inévitablement à l’échec. Question de temps. Toutes taxes sont contre-productives, et ne rétabliront jamais l’équilibre perdu. La multiplication des procès individuels, collectifs, privés ou étatiques, renforcera l’instabilité de nos sociétés. Nous y sommes.
Faut-il faire la guerre pour cela ? Les états la feront très certainement, et la dictature deviendra le combat des Hommes Libres.
Splash, dans le plat…
Un peu HS mais perso, après avoir téléchargé légalement un album sur le site fnacmusic.com, impossible de le graver, ni de synchroniser les morceaux sur iPod.
Conclusion : ça incite pas à télécharger légalement.
heureux de voir que cette réflexion dominicale vous inspire autant.
J’entends les différents points de vue. J’ai peut-être des goûts musicaux trop commerciaux (en pur produit de la société de consommation)…
Là où je tique avec la location de musique en ligne, c’est sur le long terme. Après, disons, 3 ans, tu décides d’arrêter ton abonnement. 360 euros… et plus rien. Là où tu aurais sous la main disons 36 albums d’occasion.