Imagine Cup 2012 : interview équipe CapStreet

Imagine Cup 2012 : interview équipe CapStreet

On vous propose une nouvelle interview « Imagine Cup » avec l’équipe CapStreet. Rencontre avec une équipe de choc et de charme ! Merci à Agathe, Franck, Arnaud, Anthony et Camille 🙂

Pouvez-vous présenter l’équipe et le rôle de chacun ?
L’équipe CapStreet, c’est avant tout des amis qui se sont retrouvés autour d’un projet et d’une compétition pour avancer ensemble. L’une de nos particularités, c’est que trois écoles sont représentées dans l’équipe et c’est finalement assez rare.

L’équipe est composé de quatre personnes et d’un mentor.

Agathe pour commencer, est la designer de l’équipe. Elle étudie à l’ISCOM de Toulouse et a pris en charge tous les aspects graphiques du projet, de la réalisation du logo au design de nos goodies. C’est la seule membre de l’équipe qui n’avait pas de bagage technique et elle a donc apporté une vision parfois plus juste de ce qu’attendaient les utilisateurs.

Anthony est d’Ingésup Toulouse et il s’est chargé de pas mal de chose sur le projet. Il a fait tout le développement Javascript sur le site web et a assumé avec brio le rôle de « pompier ». C’est-à-dire que quand il fallait travailler en urgence ou qu’il y avait un truc à gérer sur lequel personne n’avait vraiment de compétences définie, c’est Anthony qui prenait la main pour faire avancer le projet. Il a aussi apporté pas mal de choses sur l’ergonomie des applications.

Arnaud est également d’Ingesup Toulouse et il a été l’expert technique pendant tout le projet. Il s’est chargé du développement .NET (Applications mobiles et application de bureau) et à élaborer tous les algorithmes spécifiques que nous utilisons.

Camille, le mentor, a été un vrai team leader sur ce projet. Il a été un mentor proche de l’équipe tout en sachant prendre du recul au bon moment pour éviter certaines erreurs que nous allions faire. En plus de ça, il a beaucoup travaillé pour trouver des partenaires et des soutiens assez incroyables pour le projet, ce qui nous a permis d’apporter beaucoup de crédibilité à CapStreet

Franck est de SUPINFO Toulouse et malgré sa formation de développeur .NET, il s’est plutôt chargé de la communication et des partenariats. C’est lui qui a rédigé l’ensemble des dossiers pour la compétition ainsi que le scénario de la présentation. Il a également gérer tous les partenariats avec nos soutiens sur Toulouse afin qu’on puisse être aider au maximum dans notre aventure.

Quelle est la genèse du projet ? Qui a eu l’idée de participer à Imagine Cup ?
Ce projet, c’est l’idée de Camille, notre mentor. Lors d’un week end avec son cousin qui est en fauteuil roulant, il a eu beaucoup de mal à trouver une plage accessible pour tout le monde. C’est à ce moment-là qu’il s’est dit qu’il y avait vraiment quelque chose à faire et qu’il a imaginé les premiers éléments qui allaient donner CapStreet.
C’était peu après l’Imagine Cup 2011 donc il s’est dit qu’un tel projet correspondrait parfaitement à cette compétition. Il a donc commencé à réunir une équipe autour de lui quand finalement, il a été embauché à Microsoft et n’avait donc plus le droit de participer en tant que membre. Heureusement, il a quand même pu participer en tant que mentor et a d’ailleurs pris son rôle très à cœur !

Pouvez-vous décrire l’application ?
CapStreet, c’est un ensemble d’applications (site web, smartphone et tablette) qui permettent aux personnes à mobilité réduites de savoir très facilement où et comment elles peuvent se déplacer.

Où : Car on permet à tout le monde de référencer et de noter l’accessibilité de tous les « points d’intérêt » d’une ville, comme les restaurants, les magasins, les cinémas et autres. Ces informations sont présentées très facilement aux utilisateurs et ils peuvent donc vraiment choisir les lieux où se rendre sans problème.
Comment : Car on crée également des itinéraires adaptés au niveau de mobilité de chaque personne, afin d’éviter les rues où les trottoirs sont trop étroits ou de ne prendre que des transports en commun accessibles par exemple.

Notre ambition, c’est de permettre aux personnes en fauteuil roulant, aux personnes âgées ou encore aux parents avec des poussettes de se déplacer bien plus sereinement en ayant des informations adaptées.

Avez-vous une anecdote à partager ?
Il y a certains éléments techniques où un peu d’optimisations ont été nécessaires. Pour l’algorithme qui crée les itinéraires adaptés par exemple, les premières versions pouvait prendre jusqu’à quatre heures pour calculer un itinéraire. On s’est dit que c’était peut-être un peu trop et en changeant la façon de faire, nous obtenons maintenant un résultat en moins de deux secondes !

Allez-vous publier l’application sur le Marketplace ?
C’est l’objectif ! Mais il nous reste encore un paquet de travail de finition notamment et on sait que ça prend beaucoup de temps. De plus, même si l’application est prête, elle ne sert à rien sans les données et actuellement, il faut les récolter ville par ville. Du coup, on espère pouvoir rendre l’application utilisable sur Toulouse d’ici la fin de l’année et pour la suite, on reverra probablement notre planning au fur et à mesure !

Vous n’avez pas remporté de prix, mais que retenez-vous de cette compétition ? Continuez-vous l’aventure ?
L’Imagine Cup, c’est vraiment une expérience magique. On a beau le lire partout, entendre des témoignages, sentir que c’est quelque chose de grand, on ne le réalise réellement que quand on y participe.
Au-delà des prix, cette compétition apporte énormément d’expérience d’un point de vue professionnel, culturel et surtout personnel. Je pense qu’on ne peut que ressortir grandi de ce genre d’évènements, même si nos efforts n’ont malheureusement pas été récompensés.

L’aventure telle qu’on l’a vécu est terminée. Nous ne pouvons pas nous arrêter là mais à présent, notre organisation, nos rôles et notre travail vont être assez différents. Pour l’instant, on n’a même pas encore exactement défini comment tout ça continuera !

Si c’était à refaire, que changeriez-vous ?
C’est très difficile de répondre à cette question parce qu’on s’est vraiment beaucoup investi dans ce projet. On a fait des tas d’erreurs mais lorsqu’on les a faite, on était sûrs que c’étaient les bonnes choses à faire. On ne peut pas dire si il y a vraiment un choix majeur qu’on n’aurait absolument pas dû faire…

Quels conseils pouvez-vous donner aux étudiants qui veulent se lancer dans l’aventure Imagine Cup ?
Foncez, c’est génial ! Au-delà ça, le plus important c’est de garder de la motivation et surtout, de se challenger en permanence. Ne jamais se reposer sur ses acquis, ne jamais se satisfaire de quelque chose qui est moyen ou qui ne nous plaît pas. Tous les concurrents qui sont allé plus loin dans la compétition ont poussé leur concept jusqu’à ses limites, et c’est probablement la bonne formule pour aller loin dans la compétition.