Google+, le réseau social made in Google

Google+, le réseau social made in Google

Google+ (Google Plus), c’est le nom du réseau social du géant de l’internet pour contrer Facebook ! Après des tentatives avortées, Google vient de lancer en beta privée (sur invitation) son projet soutenu par Larry Page. Depuis le mois d’avril où il a pris la direction générale, Larry Page a priorisé la partie web social. En effet, malgré plus d’un milliard de visiteurs en mai, Google n’a pas su s’imposer dans ce domaine en laissant une autoroute pour Facebook qui compte plus de 700 millions de membres. Avec Google+, la firme de Mountain View affiche son ambition et espère bien reprendre le leadership.

L’objectif de Google+ est basé sur la simplicité et les utilisateurs, un concept « care ». « Nous souhaitons faire évoluer le partage en ligne pour qu’il soit aussi naturel, riche et nuancé que nos interactions dans la “vie réelle”. Pour ce faire, nous comptons enrichir votre expérience sur Google, en développant des outils à votre image. » Google n’hésite pas à mettre un petit tacle à Facebook en soulignant qu’il y a de plus en plus de partage en ligne mais que les outils pour le faire sont trop rigides, vlang !

Google+ repose sur plusieurs grands principes :

Cercles
Comme tout réseau social, on crée sa tribu et on partage diverses informations. Mais des fois nous ne voulons pas tout partager avec tout le monde, d’où le principe de cercles. Les cercles sont des groupes où on va pouvoir définir des règles de confidentialité et de partage. On aura ainsi un groupe de « vrais amis », un groupe de collègue de travail, un groupe famille,… bref comme dans la vraie vie.

Déclics
Google scrute le web en permanence et est capable de délivrer du contenu selon des centres d’intérêts. Dans Google+, il faut indiquer ses passions, ses centres d’intérêts et commencer des conversations. Google propose un moteur dans plus de 40 langues pour délivrer du contenu avec ses amis et ses cercles.

Bulles
La messagerie instantanée c’est bien, la visioconférence c’est mieux. Pour Google, le chat vidéo est une façon plus naturelle de discuter avec ses amis au bon moment. Avec les vidéos-bulles, on pourra ainsi faire des discussions jusqu’à 6 personnes.

Clique
Même si Google a une préférence pour le chat vidéo, le chat classique doit être proposé aux internautes. Clique est un Gtalk évolué où on peut faire des discussions avec un cercle.

Mobile
SoLoMo ! C’et le buzz word 2011 (selon moi) et c’est également le thème de l’évènement LeWeb organisé par Loïc LeMeur. Social, Local et Mobile. Aujourd’hui, les réseaux sociaux se consomment en grande partie depuis nos smartphones et on y fait à peu près tout : mise à jour de notre fil d’actu, envoi d’image et de de vidéo, géolocalisation,… Bien sur, Google+ fera tout cela.
En plus des fonctionnalités, Google met à disposition une application Android (disponible sur l’Android Market), une webapp (lien) et prochainement une application pour iPhone / iPad.

Dans les premières images que l’on découvre de Google+, on ne voit pas de publicité. Quel va être le business model de Google ? On le sait, c’est la recherche qui est la priorité, on peut donc imaginer des annonces contextuelles lors des recherches de déclics. Concernant la protection des données, gros sujet d’appréhension, Google dit qu’il met tout en oeuvre depuis des années et propose un ensemble de commandes simples et intuitives pour contrôler la confidentialité sur Google+. On apprend qu’il sera possible de télécharger l’ensemble des informations et contenus envoyés sur Google+ avant de « résilier » si on le désire. Bref, à voir quand on pourra tester.

Avec Google+, le géant de l’internet espère bien revenir sur le devant de la scène du web social et ré-affirmer sa capacité d’innovation. Voici une vidéo de présentation générale de Google+.